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Encore des 3ème dan

par Bénédicte, Edmond & Élise publié le 20.08.25

Trois fois plus d'engagement, trois fois plus d'émotion. Au Shoshin Dojo, la saison 2024-2025 aura été marquée par une nouvelle vague de passages de grades dan, et notamment  par trois nouveaux sandan — 3ème dan — obtenus par Bénédicte, Edmond et Élise. Entre introspections personnelles, intensité des entraînements et force collective, chacun livre ici un récit authentique de ce parcours exigeant. Trois voix, trois sensibilités, un même engagement : celui de faire de chaque étape une voie de progression, et de chaque obstacle un tremplin. Plongez dans les coulisses d’une préparation riche de doutes, d’apprentissages et d'accomplissements.

Shoshin Dojo aikido à Besançon réussite du 3ème dan


Bénédicte : Ichi. Ni. San.

Le désir qui m’animait était simple : revenir à la pratique de cet art martial que j’aime tant. L’aikido et moi, nous nous sommes souvent perdus de vue, au gré des priorités de la vie mais une force supérieure nous a toujours réunis. Il ne manquait que les bonnes conditions pour me mettre en action : le bon dojo, la bonne équipe, la bonne énergie. Je les ai trouvés au Shoshin Dojo, au travers de Marie, Alban, Romu, Élise et Edmond. Un alignement presque inespéré s’est alors présenté : deux camarades motivés et une date symbolique qui approchait — dix ans depuis mon 2ème dan (2016). Le cap était fixé : franchir ce nouveau palier avant cette échéance. Je souhaite vous partager ici le cheminement intérieur qu’il a fallu accomplir pour relever ce défi.

Sandan : 3ème grade, de quoi s’agit-il ?

calligraphie japonaise sengai

Le chiffre 3 三 (san) résonne puissamment dans la symbolique de l'aikido. J’ai directement pensé à cette calligraphie : carré, triangle, cercle — qui représentent trois formes de pratique, solide, liquide, gazeuse, par lesquelles nous passons pour nous façonner en tant qu’artistes martiaux. Pour ce 3ème dan, c’est le triangle qui domine. Là où les deux premiers grades développent la technique et la fluidité, celui-ci interroge la puissance, mix entre la stabilité, l’équilibre dynamique et la capacité à se mouvoir avec ancrage tout en laissant circuler l’énergie entre les trois pointes du triangle. Ce triangle me rappelle aussi les placements en aikido, pensés pour déséquilibrer l’adversaire sans recourir à la force. J’y vois encore deux triptyques essentiels qui traduisent pour moi le fait que toute évolution martiale caractérise aussi une élévation de l’être :

• Shin – Gi – Tai : esprit, corps, technique — l’esprit qui s’exprime à travers le corps par la technique.
• Ten – Chi – Jin : ciel, terre, Homme — l’humain comme pont vivant entre la matière et l’esprit.

Une épreuve, un questionnement

Comme tout passage de grade, celui-ci suit, à mon sens, la même courbe que celle d’un changement profond. Cela commence par un face-à-face avec soi-même et la pratique filmée ici ne triche pas. Elle expose nos automatismes, nos limites, nos fragilités. S’en suit alors les doutes :  Comment vais-je y arriver ? Suis-je à la hauteur ? Est-ce que je progresse vraiment ? Tous ces efforts en valent-ils la peine ?

Mais c’est justement là que commence le vrai travail : oser se remettre en question, faire preuve de persévérance malgré les zones d’ombre, intégrer les retours des sempaï et sensei, même lorsqu’ils déstabilisent. Chacune de leurs remarques est comme une énigme subtile, à décrypter, à assimiler, jusqu’à ce qu’elle devienne mouvement incarné. Et dans un dojo vivant, où plusieurs sensei partagent leurs regards, on s’enrichit grâce à la diversité des langages : ce qui ne résonne pas formulé par l’un pourra trouver écho par la formulation d’un autre. C’est cette pluralité qui nous transforme.

Shoshin Dojo aikido à Besançon et Jura Bénédicte 3ème dan d'aikido

Jour J

Arrive enfin le jour J. Le jury observe et juge si, oui ou non, la compétence est là et les délibérations viendront ou non, offrir cette reconnaissance extérieure. À mes yeux, la validation, c’est la cerise sur le gâteau. Le vrai cadeau, c’est le chemin parcouru, le dō — ce chemin où chaque pas compte, où chaque doute traversé devient une pierre posée à la construction de soi. Et une fois le grade obtenu, tout recommence. C’est d’ailleurs souvent après un grade que s’ouvre la meilleure phase de progression : celle où l’on s’appuie sur nos acquis pour se développer vraiment, celle où l’on prépare déjà la suite sans même s’en rendre compte.

Cette réussite est une vraie fierté et je m’interroge sur la suite de mon chemin. Je crois qu’il faut rester humble. Mon ressenti est que le suite se trouve dans ce dernier triptyque, Shu–Ha–Ri. Shu, c’est apprendre avec fidélité, reproduire, respecter la forme. Ha, c’est briser les limites, expérimenter, s’approprier les techniques pour trouver sa propre voie. Ri, c’est transcender, créer à partir de soi, se libérer de la forme, créer. Et pourquoi pas, transmettre ?

Merci à tous pour votre soutien.

Shoshin Dojo aikido à Besançon Bénédicte 3ème dan d'aikido

Edmond : persévérance et passion

Depuis longtemps, le 3ème dan figurait sur ma liste de choses à accomplir : obtenir la ceinture noire, passer le BF (brevet fédéral), enseigner, puis atteindre le 2ème dan. Après une pause pour des raisons de santé, j'ai repris avec détermination.

Techniques et maîtrise

En 2023, Alban, Marie et Romuald ont décidé de se préparer pour leur 3ème dan (lire l'article). Je les ai accompagnés en tant que partenaire (uke) lors de leurs passages blancs, avec l'appui et les conseils des différents senseis qui les guidaient pas à pas. Finalement, le jour de leur passage est arrivé. Je suis allé les encourager et voir si tout le travail fourni portait ses fruits. Le pari qu'ils ont fait a payé, avec une réussite pour les trois membres du Shoshin Dojo.

Leur succès a ravivé mon désir d'atteindre cet objectif, malgré des douleurs constantes aux genoux. Je n'étais pas le seul à vouloir préparer un examen dan. Cinq autres personnes du club, Élise et Bénédicte pour le 3ème dan et Tommy, Vitamine et Ésaïe pour le 1er dan, se sont également lancées dans cette aventure. Cela signifiait un travail acharné pour nous tous, et ce fut le cas. Entre les stages, les cours et les passages blancs, nous avons travaillé dur, guidés par nos profs et senseis référents.

Shoshin Dojo aikido à Besançon et Jura Edmond 3ème dan d'aikido

Expériences personnelles

Pour ma part, je savais que cette année, il fallait tout donner. La préparation n'était pas facile et les doutes étaient présents. Pendant les vacances de Toussaint, j'ai reçu des conseils précieux et amélioré mes techniques. Il y avait un stage d’une semaine organiser par la ligue d’aikido de Guyane animé par le DFR de la Martinique Raymond Dufrenot, 6ème dan, auquel j’ai assisté. J'ai également participé aux cours donnés par le DFR de Guyane, Raymond-Eddie Dufrenot, 4ème dan, qui m'a permis de revoir mes techniques au , le placement et le déplacement, ainsi que la structure du corps, afin de les intégrer dans ma pratique quotidienne.

Après un mois de vacances, je suis revenu au travail. Les stages de Ligue, suivis des entraînements quotidiens et des passages blancs filmés qui ont été envoyés à Hélène Doué, 6ème dan et DFR de la Ligue Normandie. Hélène a bien voulu nous prodiguer des conseils avisés pour dénicher les points à améliorer. Ses conseils ont été très bénéfiques pour moi.

Voici quelques pistes qui m'ont été données par les profs du Shoshin, Hélène Doué et Raymond-Eddie Dufrenot :

• Yokomen uchi : faire les entrées plus près du partenaire.
• Être plus dynamique dans l'ensemble du travail, y compris avec les armes.
• Kata dori men uchi : mettre une légère pression sur le partenaire, effectuer le irimi tenkan, puis faire descendre le bras verticalement et se retrouver en kiba dachi pour l'immobilisation.
• Être plus mobile en hanmi handachi waza, katate dori, irimi.
Suwari waza ushiro kata dori sankyo : prise de la main avec la sortie d'Hélène, très pratique pour moi en raison de mes genoux.
• Créer du déséquilibre et le maintenir.
• Ancrage à la fin des projections, ne pas se laisser emporter par le partenaire.

Tous ces points m'ont permis d'être prêt pour le jour J.

Shoshin Dojo aikido à Besançon et Jura Edmond 3ème dan d'aikido

Conclusion

L'obtention du 3ème dan représente bien plus qu'une simple étape dans la progression martiale. C'est un voyage personnel et collectif, marqué par des défis, des doutes et des moments de révélation. La préparation intense, les conseils avisés des senseis, et le soutien des partenaires d'entraînement ont été essentiels pour atteindre cet objectif. Chaque correction, chaque ajustement technique et chaque moment de réflexion ont contribué à forger non seulement des compétences martiales, mais aussi une résilience mentale et émotionnelle.

Le succès de mes camarades du Shoshin Dojo a été une source d'inspiration constante. Leur détermination et leur persévérance ont ravivé en moi le désir de surmonter mes propres obstacles, notamment les douleurs aux genoux. Cette expérience m'a rappelé l'importance de la communauté dans la pratique de l'aikido. Nous ne progressons pas seuls ; chaque partenaire, chaque enseignant joue un rôle crucial dans notre développement.

L'aikido, par sa nature vivante et adaptable, nous enseigne à rester humbles et ouverts à l'apprentissage continu. La quête du 3ème dan m'a permis de redécouvrir l'esprit du Shoshin, cet état d'esprit qui nous pousse à remettre en question nos certitudes et à chercher constamment à nous améliorer (lire l'article). C'est cette quête perpétuelle de perfectionnement qui rend l'aikido si enrichissant.

En fin de compte, la persévérance est véritablement la clé du succès. Chaque effort, chaque moment de doute surmonté, chaque conseil reçu a contribué à cette réussite. Je tiens à exprimer ma profonde gratitude à toutes les personnes qui m'ont soutenu tout au long de ce parcours : Alban, Marie, Romuald, Élise, Bénédicte, Raymond Dufrenot, Raymond-Eddie Dufrenot, Hélène Doué, ainsi que les partenaires du Shoshin Dojo et les clubs amis. Votre soutien, vos conseils et votre encouragement ont été essentiels et inestimables pour atteindre cet objectif.

L'obtention du 3ème dan n'est pas une fin en soi, mais plutôt un nouveau départ. C'est une invitation à continuer à explorer, à apprendre et à grandir, tant sur le plan martial que personnel. Comme le dit si bien le proverbe, « la persévérance est la clé du succès », et ce succès est le reflet de tous ceux qui ont contribué à ce voyage.

Shoshin Dojo aikido à Besançon et Jura Edmond 3ème dan d'aikido

Élise

Il est devenu « tradition » — voire obligation ! — au Shoshin Dojo de rédiger un article à la suite de l’obtention d’un grade dan ! De ce fait, j’en ai déjà écrit plusieurs ! Je vous propose ici un rapide retour d’expérience sur l’année de préparation au sandan ! Cet exercice de rédaction nécessitant tout de même réflexion et mise en forme, j’ai choisi, pour m’aider, de bâtir la trame sur un acrostiche — mais sans poésie hein ! —. Ceci apporte du rythme, de la concision et de la structure au récit ! Concepts qui me sont chers, à l’aikido et en dehors des tatamis !

 S - stress et sérénité !

Se préparer à un examen, pour ma part, est source de stress. Dans le cadre de l’aikido ça l’est également mais certainement dans une moindre mesure. Cette année, il s’agissait de mon troisième examen dan, donc je connaissais déjà le déroulement général et les modalités. Ce qui me stressait le plus était le fait que le passage se déroule à Lyon, avec des partenaires que je ne connaitrais peut-être pas. Toutefois, j’avais l’habitude de pratiquer avec des partenaires extérieurs au Shoshin lors des stages, je savais m’adapter !

J’avais également peur « des conditions météos », d’avoir (trop) chaud, d’être essoufflée, que mon cardio ne suive pas ! Je m’étais un peu entrainée en allant régulièrement courir mais… pas en condition d’examen ! J’avais aussi peur d’éventuels « beug » ou trous de mémoire lors de l’évaluation qui risqueraient de me faire perdre mes moyens… Mais cela n’était jamais arrivé lors de nos séances de préparation. C’est donc avec un mélange de stress et de sérénité — quelque chose d’un peu ambivalent en somme — que je me suis présentée à l’examen le dimanche 8 juin !

Shoshin Dojo aikido à Besançon et Jura Élise 3ème dan d'aikido

A - automatisme !

Automatisme, parce que mise en place du même « protocole » de révision et de travail que pour les deux précédents dan ! Premier check-point à la Toussaint : est-ce jouable pour l’examen en juin ? Quelles pistes de travail ? Quels éléments à corriger ou à améliorer en priorité ? Et première séance filmée ! Retour des vidéos comme outils de travail… pas toujours réconfortantes !

La préparation s’est principalement faite en commun, avec tous les candidats aux grades dan du Shoshin Dojo. Nous avons ensuite poursuivi nos passages blancs tout au long de l’année, à chaque vacances scolaires. Cela constituait des points d’étapes qui nous permettaient de voir nos progrès ou de révéler de nouvelles choses à peaufiner. Et à l’approche de l’examen, en mai et juin, la préparation s’est intensifiée avec des interrogations « surprises » en fin de cours et des séances de révisions hebdomadaires le jeudi soir.

N - nourrissante !

Cette année de préparation a été pour moi nourrissante ! Tout d’abord car j’ai eu la chance d’être accompagnée par les enseignants du Shoshin Dojo qui ont répondu présents à nos séances de préparation ; ils étaient disponibles aussi bien sur ces créneaux supplémentaires (parfois tardifs) pour notre vie associative mais surtout disponibles à fournir de précieux conseils. Je sais qu’il n’est pas facile d’encadrer et de faire des retours sur les prestations de ses élèves, mais ils ont su le faire de manière constructive, individuelle et bienveillante ! MILLE MERCIS Alban, Marie et Romu ! Année nourrissante également à titre personnel car elle m’a permis de me fixer des objectifs, de les atteindre (parfois), de me remettre en question (souvent), de râler (jamais !!!) et ainsi de progresser.

D - détermination

On m’a dit, il n’y a pas longtemps, au sujet du 3ème dan « mais toi tu stresses toujours et tu réussis toujours tout ! »… Alors oui… sûrement mais je pense que si on fait les choses, il faut les faire bien, sinon ça ne sert à rien. De ce fait, j’avais décidé que si je me présentais à l’examen du 3ème dan, je le ferai avec détermination et je mettrai tout en œuvre pour réussir. On dirait que ça a marché !

Shoshin Dojo aikido à Besançon et Jura Élise 3ème dan d'aikido

A - ancrage !

Le fameux ! Celui qu’il faut absolument avoir ou acquérir pour le 3ème dan… Bah …C’était pas gagné en début de saison. Parfois je m’envolais avec mon partenaire, parfois je reculais en fin de projection… Bof bof ! Le pire, c’est que ça se voyait « grave » sur les vidéos ! Mais à force de travail et de réajustements, j’ai réussi à être plus stable et plus puissante.

N - netteté !

J’avais envie de développer et de montrer un aikido simple et efficace mais aussi épuré, débarrassé de tous les petits éléments « perturbateurs ». Pour ce faire, j’ai gommé les déplacements inutiles et parasites dans la phase d’entrée et de construction des techniques, j’ai amélioré mes immobilisations en restant bien en seiza jusqu’à la fin. J’ai également fait attention à « me poser » en fin de projection et à ne pas revenir trop vite à ma place. Aux armes, j’ai augmenté mon temps d’attente et de vigilance avant et après la technique. Grace à tout cela confondu, j’ai l’impression d’avoir d’avantage « fignolé » mes prestations et proposé un aikido « plus propre ». Je pense que ce travail et ces résultats me seront utiles et bénéfiques dans ma future pratique.

S - stages !

Cette saison, j’ai participé à 16 stages ! C’est bien plus que les 3 stages validants nécessaires au dossier de candidature à l’examen ! Mais quand on aime, on ne compte pas, non !? Toutefois j’ai fait le choix de ne pas trop me « disperser » dans l’offre de stages de la saison, afin de garder une ligne de travail cohérente et de ne pas me trouver perdue au milieu de formes techniques nouvelles ou déroutantes. J’ai ainsi participé aux stages de Ligue Bourgogne-Franche-Comté, aux stages privés de Michel Erb shihan et ceux organisés par notre club, animés par Hélène Doué. Je retrouve chez ces 2 techniciens un aikido qui me plait et les pistes de travail qu’ils proposent correspondent aux attentes et aux critères des passages grades de la fédération. De plus, j’ai pu bénéficier de leurs conseils avisés et personnalisés et de leur regard expert pour ma préparation. Je les remercie ici chaleureusement pour leur disponibilité et leur bienveillance.

Shoshin Dojo aikido à Besançon et Jura Élise 3ème dan d'aikido

H - hanmi handachi waza !

C’est sûrement la station de travail qu’il m’a fallu le plus travailler cette année. En effet, mobiliser le partenaire, créer du mouvement, quand on est soi-même « coincé » à genoux, n’est pas aisé ! J’ai dû revoir en entier ma construction sur certaines attaques notamment en ushiro ryokata dori. Et ensuite j’ai « bachoté » ces mouvements jusqu’à la date de l’examen. Je crois bien qu’à chaque séance de révisions, je faisais les techniques fréquemment demandées en hanmi handachi waza ! Un peu comme une petite routine… Pas forcément utile mais rassurante !

O - organisation !

En parlant de routine, j’ai également essayé de « préparer tout ce qui pouvait l’être » ! Ainsi, j’ai rapidement mis en place des listes de techniques qui constitueraient mes jyu waza. Une fois apprises et connues, ces listes me permettent de me libérer du stress de savoir « quoi faire ensuite » et de me concentrer sur l’exécution des techniques. De la même façon, le travail en suwari waza était systématisé et routinier. Comme une sorte de travail préparatoire, fastidieux certes, mais une introduction posée et rassurante. Quant au travail aux armes, je l’ai décliné également de façon hebdomadaire et j’ai même réussi à dompter le nage waza ! Ces petites astuces (ou manies ?!) m’ont permis de me concentrer sur le travail et les critères d’évaluation en tachi waza et ushiro waza ; ce sont, à mon sens, les 2 parties où il est moins facile de prévoir ou d’anticiper ce que l’on va démontrer. Quelques semaines avant l’examen, j’avais le sentiment d’être prête et d’avoir mis en place tout ce que je pouvais pour cette préparation… j’avais hâte d'y être quoi !

S - six candidats !

Cette année, nous étions 6 candidats à nous présenter aux passages de grades dan ! Ésaïe, Tommy et Vitamine au shodan ; Bénédicte, Edmond et moi au sandan. Nous avons ainsi pu mettre en commun nos préparations, échanger, s’épauler, se projeter ensemble. Chacun a bénéficié des progrès et des conseils donnés aux autres. Il y avait une chouette ambiance lors des séances de préparation : entre sérieux et rigolade ! Une recette qui a fonctionné puisque nous avons été reçus les 6 ! Wouahou ! Merci à tous pour cette belle aventure !

H - Heu…. j’ai plus de mot en « H » !!

Mot suivant !

I - interrogation !

Nous voilà convoqués, Edmond Bénédicte et moi à Lyon, dimanche matin, 8 juin à 8h30 ! Arrivés la veille, installés à l’hôtel le plus proche, couchés comme les poules ! Fin prêts (et stressés) ! Nous arrivons tôt au dojo, nous sommes dans le même jury ! Ouf ! L’interrogation se fait par ordre alphabétique. Béné passera donc la première, je passe juste avant la pause, Edmond juste après celle-ci ! Nous avons eu la chance de pouvoir choisir nos premiers partenaires et de se proposer en tant que uke pour le tachi et ushiro waza ! Ouf ! Une bonne chose !

Mon passage se déroule de façon fluide, j’apprécie la diction claire, forte et dynamique de mon jury. Je suis un peu frustrée car je n’ai pas le temps de montrer toutes les techniques de mes jyu waza, l’interrogation va vite ! Aux armes, je suis interrogée sur du tantō dori, du ken tai ken puis du tai ! Je me sens à l’aise, les kiai ponctuent hautement cette partie ! Le randori arrive, attaques mae ryo kata et… shomen uchi… plus difficile ! Fin de ma prestation ! Je ne suis pas trop essoufflée, je suis contente ! La pause arrive, on se désaltère puis on revient en place sur les tatamis.

L’attente des résultats est longue, me semble-t-il. La responsable du centre d’examen énonce les candidats reçus. Bénédicte… Élise… Edmond ! GÉNIAL ! Nous retrouvons la petite troupe du Shoshin venue spécialement nous soutenir ce matin-là !!! Tout le monde est heureux, cela fait plaisir à voir ! Nous partageons notre joie et nos récits de combattants victorieux avec eux autour du repas du midi ! Une sacrée journée, une belle aventure !!

N - nage… comme koshi nage !

Bien évidemment que j’en ai fait le kour J ! C’est un peu ma spécialité (et celle du Shoshin Dojo). Un peu énervée car mon partenaire de tachi waza, peu mobile, ne se laisse pas suffisamment charger sur l’attaque kata dori men uchi. Une fois… bof… deux fois… bof… Le jury appelle un autre partenaire… Beaucoup plus souple, léger et disponible… Belles chutes ! Mais je n’ai pas l’opportunité de refaire des koshi nage… Dommage ! Je suis un peu déçue !

D - dojo !

Oui un peu facile celui-là ! Mais il faut souligner le rôle important du dojo, du groupe, dans ma réussite au passage grade (et à celui des 5 autres aussi, je crois). Nous avons la chance, au Shoshin Dojo, d’évoluer dans un cadre sympa où règnent la bonne humeur, les blagues, les grimaces mais aussi le travail sérieux et l’entraide. Je souhaite remercier l’ensemble des aikidokas, enfants, ados, adultes, pour nous avoir permis de se préparer dans cette ambiance propice. Merci pour l’ukemi et pour la petite place « sur le côté des tatamis » quand nous révisions avec les autres candidats. Merci pour vos encouragements, votre soutien, vos félicitations.

Shoshin Dojo aikido à Besançon et dans le Jura, groupe de préparation pour les passages de grades dan

O - optimisme !

Je suis persuadée qu’avec cette ambiance et cet état d’esprit, notre club saura de nouveau accompagner de futurs candidats vers la réussite aux grades kyus ou dan ; je les encourage d’ailleurs à se lancer dans cette expérience car c’est une formidable route pleine de richesses partagées.

J - joie !

Car oui, une réussite, si elle est attendue (ou espérée) s’accompagne de joie ! Je suis heureuse d’avoir obtenu ce grade et heureuse que cela s’accompagne d’une réussite collective ! Je suis particulièrement fière de nos trois jeunes nouveaux shodan qui ont démontré un aikido prometteur ! Bonne continuation les sales gosses !

O - objectifs !

À long terme, mon objectif c’est bien sûr de continuer à pratiquer avec bonne humeur, au dojo ou en stages. Pour l’instant, le 4ème Dan me semble encore loin. Je préfère en quelque sorte « asseoir » mon sandan. J’ai toujours eu l’impression que l’on progresse davantage une fois le grade « en poche » alors je vais en profiter ! À plus court terme, je vais également profiter des prochains stages, pour retrouver tous les copains des tatamis ! Puis viendra le temps de la rentrée où j’aurai plaisir à regagner les tatamis du Shoshin pour démarrer une nouvelle saison en tant que pratiquante et enseignante.

À très vite pour de nouvelles aventures (avec ou sans passages grades !)

 

Shoshin Dojo aikido à Besançon réussite du 3ème dan