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Portrait d'enseignant : Alban

par Élise publié le 20.08.21

Cela devient une habitude et peut-être même une tradition. À chaque rentrée nous vous présentons l'un des professeurs du Shoshin Dojo. À quelques semaines de la reprise, ils préparent la saison à venir, révisent leurs fondamentaux et trépignent d'impatience à l'idée de retrouver les tatamis et les élèves. Cette année, je vous propose de faire la connaissance d'Alban. Enseignant hyper investit dans la vie du Dojo,  il est presque de tous les cours pour transmettre sa passion aux élèves des sections « jeunes » et « adultes ».

shoshin_dojo_alban_aikido_besançon


 

Salut Alban, peux-tu brièvement te présenter et nous raconter tes débuts sur les tatamis ? Que cherchais-tu en passant la porte d'un dojo ?

Salut. J’ai commencé l’aïkido il y a quoi… environ dix ans je dirais. Oui c’est ça. J’ai toujours eu une pratique sportive. Plus ou moins intensive mais globalement, le sport a toujours fait partie de ma vie. À l'approche de mes 30 ans, j’ai eu envie de reprendre une pratique plus régulière mais je ne voulais pas renouer avec la compétition — j’ai fait du basket pendant de nombreuses années —. Je cherchais quelque chose où l’on attendrait rien de moi et je voulais fixer mes objectifs moi-même . Ces attentes réduisaient fortement les possibilités. Et puis l’aïkido m’est revenu à l’esprit. Petit, c’était un art martial qui m'intriguait mais il n’y avait pas de Dojo près de chez moi — enfin je ne crois pas —. De toute manière, je faisais déjà du basket et, de temps à autre, j'allais en plus faire un peu de boxe et de lutte. L’occasion ne s’est jamais présentée avec l'aïkido parce que je ne connaissais personne qui en faisait, tout simplement. C'était déjà une discipline confidentielle. Tout ça pour dire qu’à 30 ans, j’ai renoué avec cette idée d’enfant et j’ai poussé la porte d’un dojo.

Je cherchais aussi une discipline martiale sans trop de risques de blessures. À 30 ans, je ne voulais pas m’engager dans une voie que je serais obligé d’abandonner 10 ans après parce que mon corps ne pourrait plus suivre.

Et puis je n’avais pas envie non plus de me manger des coups à longueur d’entraînements. Sur le papier, l’aïkido semblait promettre cela. La perspective de m'engager sur une voie, de pratiquer longtemps et même à un âge avancé a conforté mon choix.

La pratique des armes m’intéressait aussi. Et puis tout simplement, les mouvements sont beaux. C’est un critère un peu bête dit comme ça, mais quand on y connaît rien, l’aspect esthétique joue beaucoup. Et honnêtement, qui peut dire que les mouvements d’aïkido ne sont pas séduisants ? Pour être complet, le côté japonisant n’était pas non plus pour me déplaire. J’ai toujours été attiré par le Japon, plutôt par son histoire que par le côté pop culture d’ailleurs.

Alban professeur d'aïkido à Besançon

Et du coup, comment pourrais-tu résumer ces 10 ans de pratique ? Qu’as-tu trouvé sur les tatamis ? Tu as trouvé ce que tu recherchais ? Tu es 2ème dan UFA, tu as passé le Brevet fédéral… Explique-nous un peu ta progression.

Il y a tricherie : il y a quinze questions en une. Par où commencer ? Du point de vue de la pure pratique physique, oui, j’ai trouvé ce que je cherchais : bouger intelligemment sans se faire mal. Bien évidemment, j’ai aussi découvert d’autres choses que je ne soupçonnais pas avant de monter sur les tatamis. D’ailleurs, je continue de découvrir des choses, que ce soit sur l’aïkido ou bien sur moi-même. Et heureusement ! C’est pour ça qu’on reste sur les tatamis. Si en deux ans on avait fait le tour, on passerait tout simplement à autre chose. Ou alors on serait stupides.

En 10 ans, j’ai progressé assez vite, du moins en termes de grades. Mes professeurs m’ont attribué les kyu assez rapidement sans que cela ait été un objectif personnel. Du coup, je me suis retrouvé à l’examen du 1er dan naturellement et j’ai enchaîné tout aussi naturellement sur le Brevet fédéral — j’étais déjà assistant sur les cours « jeunes » et, à l’époque, le Dojo avait besoin de former de nouveaux enseignants —. Et puis après, et bien le 2ème dan quoi.

Il faut dire que j’étais un élève très assidu. Je venais à presque tous les cours et j’étais aussi assistant comme je l’ai déjà évoqué. En plus, je bossais la nomenclature en dehors du dojo, chez moi, dans le train… Bref, tout ça pour dire que cette progression relativement rapide a été aussi le fruit de mon investissement. Il n’y a pas vraiment de secret.

Cours d'aïkido à Besançon

Pour ce qui concerne ma progression sur le plan technique… Difficile d’avoir un regard objectif. Disons qu’elle s’est faite comme n’importe quel élève : par paliers. Avec des phases d’euphorie pendant lesquelles on a le sentiment de progresser très vite ; et des phases plus difficiles qui donnent l’impression de stagner voire de régresser sur certains points. C’est durant ces phases qu’il faut s’accrocher et persévérer, parce qu’elles peuvent être longues… très longues. Mais à un moment, sans que l’on sache toujours pourquoi, les choses se débloquent. Un petit truc vu en stage, une sensation durant un keiko, une idée qui traverse l'esprit comme ça sans prévenir, une connexion qu’on découvre entre le bukki waza et le travail à mains nues… Tous les pratiquants d’arts martiaux connaissent cela je crois.

Effectivement, ta progression semble largement liée à ton assiduité et à ta persévérance. Tu es présent quasiment tous les soirs (ou presque) au dojo, tu es le Président du club, tu gères la communication, le site Internet… C’est une passion dévorante, non ?

Oui c’est sûr, je ne vais pas te dire le contraire. Pour faire court, tous les jours, je fais ou je pense à quelque chose à faire pour le Shoshin Dojo. C’est chronophage en plus d'être une charge mentale. Après, il faut distinguer la pratique de l'aïkido et son enseignement, de ce qui relève du rôle de dirigeant d’association. Est-ce que j’aimerais faire plus d’aïkido et moins de tâches liées à ma fonction de président ? Bien évidemment que oui. J’aime animer des projets, ce n’est pas le problème. Je l’ai, pour ainsi dire, toujours fait. Mais, il est vrai que j’aimerais avoir plus de temps à consacrer à ma pratique personnelle ainsi qu’à mon rôle pédagogique. Les choses sont ainsi pour le moment. C’est un peu une constante dans toutes les associations où le fonctionnement repose souvent sur les épaules de quelques membres très investis. À terme, j’espère quand même pouvoir me délester de quelques dossiers. C’est aussi à moi d’apprendre à en faire moins…

aïkido à Besançon entraînement

Tu parles de ton rôle pédagogique… Tu animes avec entrain et depuis toujours les cours « jeunes » (enfants et ados) et les apprentis samouraïs s'éclatent durant tes séances ! Qu’est-ce qui te plaît chez ce public ? C’est ton âme d’animateur qui ressort ?

J’ai effectivement travaillé comme animateur pendant près de 10 ans en milieu scolaire et en centre social. Donc c’est un public que je connais plutôt bien et que j’apprécie. L’aïkido a un réel potentiel ludique qu’il est assez facile d’exploiter avec les enfants. Et comme j’ai gardé un côté assez joueur, ça passe plutôt bien avec les plus jeunes. Ce qui est vraiment plaisant avec les gamins, enfants ou adolescents d'ailleurs, c’est qu’ils nous empêchent de rester sur nos acquis. Il faut inventer, imaginer des passerelles, utiliser des images, rendre le propos ludique et les séances dynamiques. C’est sûr qu’en plus d’être professeur d'aïkido, il faut être un peu — beaucoup — animateur.

En tout cas, si j’utilise régulièrement des « trouvailles pédagogiques » destinées aux enfants dans les cours pour les adultes, l’inverse ne s’est jamais présenté. Animer les cours « jeunes » m’empêche de ronronner d’un point de vue pédagogique.

stage enfants d'aïkido à Besançon

Et puis j’ai la conviction que l’aïkido a beaucoup à apporter à ce public. Ce que nous faisons est utile. D’un point de vue physique, l’aïkido permet aux plus jeunes de développer leur potentiel (schéma corporel, latéralisation, tonicité musculaire, cardio…). Ça n’a rien d’exceptionnel en soi puisque, fondamentalement, toutes les disciplines le permettent. Sauf que j’ai l’impression qu'en aïkido on veille davantage à préserver le corps des enfants… Mais surtout, l’aïkido propose un système éducatif et une méthode bien particulière d’entrer en relation avec l’autre. On entend souvent parler de coopération, souvent à tort et à travers, sauf qu’en aïkido ce terme à toute sa place. Il n’y a pas de compétition, pas d’adversaire et rien à gagner. Il faut juste travailler en bonne intelligence avec son partenaire. C’est une dimension très importante et j’espère réussir à leur communiquer cette valeur.

Par ailleurs, les jeunes sont sous pression. Malgré toute la bienveillance des enseignants, il n'en reste pas moins que le système scolaire note, évalue, classe, sanctionne, trie… Il y a une injonction à la réussite à laquelle s'ajoute parfois la pression des parents… L’aïkido est un espace qui se débarrasse de tout ça. Bien sûr, il y a un cadre à respecter et il faut s’investir si l'on veut progresser, mais les enfants n'ont pas d’obligation de résultats au dojo. Je pense que leur proposer ce type d’environnement est très important.

On pourrait aussi parler du fait qu'en aïkido, on ne fait pas de distinction entre filles et garçons. Pas la peine de développer, tout le monde aura compris l'enjeu et la pertinence d'inscrire les enfants dans cette démarche.

Remise de ceinture d'aïkido à un enfant

Des « trouvailles pédagogiques », des nouvelles formes et approches sont effectivement nécessaires pour des séances innovantes… Où trouves-tu ton inspiration ? Quels sont tes supports ? Tu participes à plusieurs stages par saison, sont-ils utiles ?

J’utilise d’abord ce que j’ai vu lorsque je n’étais qu’assistant. Les professeurs étaient déjà dans une démarche d’adapter le contenu des cours aux plus jeunes. Depuis quelques années, comme les autres enseignants du Shoshin Dojo, je participe aux stages dédiés à la pédagogie « juniors » qu’organise la Ligue FFAAA de Bourgogne Franche-Comté. Ils sont animés par Fabrice De Ré qui est l’un des référents fédéraux en la matière. Ces stages ont surtout permis de conforter les orientations pédagogiques que nous avons prises au sein du Comité technique du Shoshin Dojo. Et puis ils ont l'avantage de nous rafraîchir la mémoire sur des points qu’on a tendance à oublier quand on a la tête dans le guidon de la saison. L’année dernière, la fédération a aussi édité un support pédagogique dédié aux enseignants « jeunes » mais je confesse ne pas l’avoir encore décortiqué. Sinon, j’utilise aussi des exercices et des jeux très pratiques que j’ai vu dans mon ancienne vie de basketteur.

Enfin, et peut-être le plus important, c'est se faire confiance et de ne pas s'enfermer dans des schémas. Il faut au contraire essayer de s’adapter aux élèves, à leur disponibilité du moment et à leurs réactions. Bien évidemment, c’est le plus compliqué. Malgré toutes ces bonnes intentions, il m’arrive de me tromper et de passer à côté de certaines séances…

shoshin dojo aikido kokyu nage

Des stages juniors mais aussi des stages pour ta pratique personnelle… Quel technicien t’inspire ? Sur quoi aimes-tu travailler en ce moment ? Nous sortons d’une saison bien malmenée, quels sont tes projets de pratique pour la rentrée ?

Sur quoi j’aime travailler en ce moment ? En ce moment il y a deux ans tu veux dire ? Ah ah ! Nan sérieusement, cette année il a fallu proposer des cours d’armes puisqu’à un moment, c’était la seule forme de pratique qui nous était autorisée. Il a fallu élargir notre vocabulaire pour proposer des cours étoffés aux élèves. Du coup, avec Marie, nous avons beaucoup travaillé le bokken et le . Nous en avons profité pour nous pencher sur les deux premières séries de katas du Kashima-shinryū et sur les dix premiers kumi jō de Saito sensei. J’y ai pris beaucoup de plaisir et ça a permis de mettre en lumière certaines choses que nous pourrons essayer d’intégrer à notre pratique à mains nues. Notamment la notion de sen sen no sen qui est très importante il me semble en Kashima.

Sinon, pour la reprise de cette année, comme je traîne des douleurs aux genoux qui m’handicapent quand même un peu, l’objectif serait de pouvoir reprendre et de gérer ce problème sans l’aggraver. J’ai aussi besoin de m’aménager du temps pour ma pratique personnelle ce qui n’est pas évident vu que j’assure l’essentiel des cours du Dojo.

aïkido Besançon cours

Concernant les senseis qui m’inspirent, comme je l’avais écrit dans un précédent article, grâce à la filiation fédérale, nous sommes tous des élèves de Christian Tissier shihan. Même si ce n'est que de façon indirecte. Du coup, forcément, c’est une référence majeure et je participe à ses stages quand il passe dans notre région. Le technicien que je suis le plus fréquemment, c’est Michel Erb shihan. Forcément, comme c’est le délégué technique de notre Ligue, c’est plus simple. Pour autant, je n’essaie pas de reproduire systématiquement ses formes — j'en serais bien incapable —, je m’efforce plutôt de comprendre et de m’imprégner des principes qu’il essaie de nous transmettre. C’est indéniablement, le sensei qui m’a le plus forgé en tant qu’aïkidoka ces dernières années. Je n’oublie cependant pas ce que mes premiers professeurs m’ont enseigné même si forcément, comme j’ai évolué dans ma pratique, j’ai laissé certaines choses de côté. C’est d’ailleurs l'un d'entre eux, Julien Henriet, qui m’a préparé à l’examen du 2ème dan. Il a une forme de pratique différente de ce que je peux faire aujourd’hui mais c’est un pédagogue perspicace qui sait repérer ce dont les élèves ont besoin pour progresser. Et sinon, comme tout le monde, je grappille tout ce que je peux lors des stages auxquels je participe. Il y a bien sûr Rémi Soufflet que nous invitons chaque année, mais aussi Mare Seye, Luc Mathevet, Micheline Vaillant-Tissier… et quand je passe quelques jours sur Paris, je ne manque pas d'aller au Cercle Tissier.

Après, il faut faire attention à ne pas trop se perdre en chemin. J’essaie de n’intégrer dans ma pratique que les éléments que je pense comprendre et qui ont du sens avec mon « travail ».

Prenons un exemple pour être clair... J’utilise les atemis pour vérifier des axes et des distances. C’est mon postulat de départ. Je ne vais donc pas utiliser des formes techniques dans lesquelles les atemis sont censés provoquer une réaction de la part de uke. Je ne dis pas que je ne pratique jamais ces formes ou qu’elles sont fausses. Mais elles ne font pas partie de ce que je veux développer et je ne les enseigne pas.

aïkido femmes Besançon et Jura femme

Tu sais être cohérent dans tes choix, nous connaissons ta rigueur dans la pratique… Y a-t-il des choses que tu détestes sur les tatamis ?

Ah ben merci. Cohérent j'essaie de l'être tout en veillant à ne pas me figer dans des certitudes. C'est important de rester ouvert pour évoluer. Sinon, non, je ne déteste rien. Comme tout le monde, il y a des choix techniques et pédagogiques qui me parlent plus que d’autres mais je ne peux pas dire : « je déteste cette approche » ou « je déteste cette forme »... Je crois que tout est une question de cohérence technique et d’adéquation avec ce que l’on recherche en tant que pratiquant. Et puis « détester », ça signifierait que je considère quelque chose comme étant nul et dépourvu d’intérêt. Ce serait très prétentieux de ma part de porter ce type de jugement. Au pire, il y a des choses que je ne comprend pas et je n'hésite jamais à dire aux élèves que je ne sais pas.

Après… Bon allez je le dis ! Il y a une chose qui m’agace et qu’on rencontre rarement, fort heureusement. Ce sont les  pratiquants qui, pendant les stages, ne travaillent pas les techniques comme les montre le sensei et qui veulent à tout prix vous expliquer leur manière de faire. J’avoue que j’ai l’impression de perdre mon temps quand je suis avec ce type de partenaire. Déjà parce que ce n’est pas eux que je suis venu voir en stage, et puis, parce que je ne comprends pas l’intérêt d'être en stage et de travailler comme on en a l’habitude dans son dojo. Mais bon, comme dit, c’est rare.

koshi nage durant une séance d'aïkido à Besançon

Et en dehors des tatamis, de façon plus générale, l’aïkido t’est-il utile ? Que t’apporte-t-il ?

Oui complètement. J’appréhende moins les situations conflictuelles. Je ne parle pas de la castagne. Ça, comme toute personne sensée, je crains et j'évite. Je parle plutôt du conflit qu’on rencontre dans la vie de tous les jours, au travail ou dans son voisinage. Ce sont la plupart du temps des broutilles qui ne portent pas à conséquence, mais aujourd’hui j’ai moins de difficulté à aller au devant de ces situations. Je crois aussi que je les aborde mieux. Auparavant, comme je n’osais pas, j’attendais le dernier moment et fatalement la forme n’était pas toujours appropriée. En tout cas, elle ne permettait pas toujours un dialogue serein derrière. Aujourd’hui, je crois que je suis plus mesuré même si je reste ferme quand j'estime devoir l'être. J’aborde cela avec plus de sérénité. J’imagine que l’aïkido n’y est pas totalement étranger.

Parce que finalement, s’affirmer de manière calme et mesurée dans une relation duelle, c’est ce qu’on apprend sur les tatamis… En tout cas, c'est la situation dans laquelle nous place l’aïkido.

Et d’une manière générale, l’aïkido nous prépare à gérer les difficultés et les problèmes. À ne pas fuir, à affronter les événements. À nous adapter aussi. C’est une question très vaste qui demanderait une introspection un peu plus longue.

C’est juste un article, pas une thérapie hein !

Ah ah ! Oui. Enchaîne.

cours d'aïkido à Besançon

Nous approchons de la rentrée, as-tu des souhaits pour cette nouvelle saison ? Des envies pour toi ou le Shoshin Dojo ?

À chaque rentrée c’est un peu les mêmes interrogations. Les élèves vont-ils revenir ? Est-ce qu’il va y avoir de nouvelles têtes ? Cette année à cause du Covid, je suis complètement dans le flou. Un peu comme tout le monde je crois. Impatient de reprendre donc, mais avec une petite appréhension. Surtout que le pass sanitaire ne va pas vraiment nous simplifier la vie. Bref.

J’espère que nous allons retrouver notre groupe d'ados qui est vraiment dans une bonne dynamique avec des élèves qui ont un fort potentiel de progression. Je souhaite retrouver aussi les enfants qui ont commencé l'aïkido l'année dernière, parce que, même si nous n’avons pas eu le temps de faire correctement connaissance, il y a vraiment des gamins très sympas et leur enthousiasme a vraiment été un moteur pour moi durant cette année un peu galère. Et bien évidemment, j’espère que les adultes retrouveront l’habitude de venir au dojo. Nous ouvrons aussi une nouvelle section à Saint-Aubin près de Dole, alors je croise les doigts pour que notre proposition rencontre son public et que Marie ait plein d’élèves sur les tatamis. Et surtout : ce serait bien qu’on puisse faire une année complète.

Je l’espère aussi et je crois que nous ne sommes pas les seuls ! Merci Alban de t’être prêté au jeu des questions-réponses !

Et bien de rien. On se retrouve sur les tatamis !
enseignant aïkido à Besançon dans le dojo


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