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Soirée au Cercle Tissier

publié le 31 mars 2018, par Romuald

Moi qui me déplace régulièrement sur Paris, je n’avais jusqu’ici jamais trouvé (ou saisi ?) l’occasion d’aller suivre un cours au Cercle Tissier. Ce dojo, créé par Christian Tissier, fait figure de référence en France, voire en Europe pour la qualité de ses cours, des intervenants ainsi que la diversité des arts martiaux qui y sont enseignés. J'avais donc toujours une bonne raison pour lui préférer d'autres Dojos : c'est à Vincennes et pas à Paris, les horaires ne me conviennent pas…

Bruno Gonzales aïkido

 

Peut-être cela me venait aussi de l’idée préconçue suivante : ce dojo étant réputé, ce devait être un lieu de passage où on ne retrouve peut-être pas « l’esprit club » que j’aime tant, avec l’accueil et l’accompagnement que j’attends en découvrant un nouveau lieu avec des pratiquants habitués.

Mais les idées préconçues étant faites pour être confrontées à la réalité, je trouvai enfin en cette journée du 6 mars l’opportunité et la volonté nécessaire à la démarche. Je me suis arrêté à Vincennes, largement en avance pour ne pas rater mon premier cours dans ce dojo mythique. En fait j’ai patienté 1h30 à Vincennes pour pouvoir être à l’heure au cours… Comme quoi l’excuse de manque de temps disponible n’était pas valable.

Après la première surprise passée (pas de grand bâtiment cossu, encore une idée préconçue, mais une entrée très discrète qui mène dans une petite arrière-cour), je passe l’entrée en saluant Patrick Bénézi, et j’apprends que Bruno Gonzales fera le cours ce soir. Pour l’avoir déjà vu en stage, je m’attends à recevoir de la matière à travailler et je ne vais pas être déçu…

Bruno Gonzales aïkido

Nous sommes nombreux sur le tatami (35 environ) et les chutes doivent être bien contrôlées pour ne pas se heurter mutuellement. Bruno nous amène très naturellement vers des techniques très souples et précises, en nous apprenant à nous débarrasser de nos rigidités instinctives. Une (re)découverte de ikkyo omote, et des entrées sur shomen uchi tout simplement, qui me rappelle, dans les principes, un stage d’été à Roquebrune avec Christian Tissier. À ce moment, je me dis que je devrais passer plus souvent les vacances d’été à Roquebrune…

Bruno prend le temps malgré le nombre de passer voir chacun des élèves et de pratiquer avec nous. Rien de tel pour ma part de ressentir les sensations plutôt que de simplement regarder ou écouter !

Les techniques basiques s’enchaînent dans une progression très claire jusqu’au moment du ju waza, où mon partenaire très à l’aise m’entraîne réellement dans un tourbillon de vide ! La spirale prend tout son sens sur cette version améliorée de sumi otoshi. Sensation pure : j’ai été littéralement happé par le vide et j’ai chuté en surpassée, non pas par choix ni même en conscience, mais bien par l’effet de déséquilibre, et donc uniquement parce que son geste était juste. Voilà les sensations que je recherche, non seulement comme uke mais aussi en tant que tori : le geste juste envers le partenaire, sans mettre de « vouloir ». Il n’y a plus qu’à…

Bruno Gonzales aïkido

Le cours se termine par des exercices d’étirements dont Bruno a le secret. C’est-à-dire particulièrement douloureux !

Je ressors des deux heures de cours fourbu et ravi. Rempli de gratitude envers Bruno et mes partenaires d’un soir. L’expérience fut belle et à renouveler, car ce n’est certainement pas en une seule soirée de cours que je vais me permettre de juger d’un quelconque « esprit club » ! La seule démarche est donc de pratiquer, pratiquer et pratiquer… et peu importe le reste.


Un grand merci à Bruno Gonzales qui a permis l'utilisation des photos qui illustrent cet article. Nous vous invitons à parcourir son site où vous trouverez notamment les infos sur ses stages et quelques articles dont il est l'auteur.

Pour avoir toutes les infos sur le Cercle Tissier c'est ici.

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