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Luc Mathevet à Dijon

publié le 10 février 2018, par Romuald

Ce dimanche avait lieu le stage national à Dijon. Cette année exceptionnellement, Christian Tissier était remplacé au pied levé par Luc Mathevet, 6ème dan et DTR de Rhône-Alpes. Pour l’avoir déjà suivi dans divers stages, formations et jury, j’étais ravi de retrouver Luc autant pour sa précision technique que pour sa pédagogie.

aïkido immobilisation nikkyo

 

Le plaisir des stages, c'est également de retrouver tous les « amis de tatamis », venant de Lyon, Dijon, Sens, Lons, ou d'ailleurs. C’est toujours de vrais bons moments, à la fois de sortir du cadre habituel du club, et en même temps d’être plusieurs du club à se déplacer. Je suis persuadé que l’effet de groupe nous permet de mieux nous connaître, ce qui nous aide à mieux pratiquer en coopération (et vice-versa)

Luc Mathevet stage aïkido à Dijon

Dès la première heure de stage, le travail a été axé sur l’utilisation du centrage pour mobiliser uke. Avec différentes applications sur katate dori, j’ai personnellement trouvé un vrai éclairage sur les sensations ressenties.
Puis, avec un travail sur yokomen uchi, Luc nous a entrainés sur la réalisation de différentes techniques grâce à l’utilisation de l’intégralité du corps : le but annoncé par Luc est de nous amener à créer le ma-aï nécessaire à la réalisation de la technique. Pour ma part, je ne me lasse pas d’être toujours surpris, lorsque je me rends compte tout à coup de l’efficacité d’un simple mouvement de corps, (ouverture – fermeture) dans les techniques que nous pensons connaître depuis toujours….

Quelques exercices en mode statique sur ushiro ryote dori nous ont permis de ralentir le rythme tout en poursuivant l’effort sur la mise en mouvement global du corps, pour la mobilisation du partenaire.

Cette partie « mains nues » s’est conclue par un exercice dynamique, ludique et libre, mettant en exergue la connexion entre les 2 partenaires : uke doit attaquer avec 2 ou 3 attaques répétées, pouvant arriver d’un côté ou de l’autre. Tori doit ajuster sa position (ma-aï) et sa réponse. Alors seulement la technique peut survenir.

Luc Mathevet stage aïkido à Dijon

Et enfin, la dernière heure fut consacrée au travail du bokken : ken-taï-ken. A partir d’une attaque en tsuki, Luc nous a amenés à étudier un kata, qui était finalement une application des principes vus précédemment à mains nues : centrage, entrée du corps et création du ma-aï notamment.

À la sortie du stage, le maître-mot qui nous revenait pour décrire les sensations était : clarté.

À mon sens, cela regroupe autant les techniques et principes travaillés que l’extrême limpidité de Luc dans ses explications. Pour aller plus loin, je dirais que grâce à sa disponibilité, la clarté de son message et de sa posture donnent envie de le rejoindre, et de le suivre dans son mouvement. C’est peut-être aussi cela la fameuse connexion à rechercher.

Luc Mathevet et l'équipe du Shoshin Dojo Besançon

Un intrus s'est glissé sur cette photo. Saurez-vous le reconnaître ?

 

 

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